Google semble décidément avoir du mal à appréhender les politiques européennes en matière de données personnelles des internautes. Après la France et l’Espagne, c’est maintenant l’Italie qui recadre le géant américain sur le sujet.

Rome ne fait en réalité que demander à Google de se mettre en conformité avec la législation européenne, à laquelle il contrevient depuis l’unification des conditions de tous ses services, dont Gmail, Google+ et YouTube.

Le constat n’est d’ailleurs pas propre à l’Italie, puisque c’est l’enquête menée en 2013 par les autorités européennes de protections des données qui a pointé du doigt les errements de la firme.

Vers une troisième amende en Europe?

Parmi les obligations imposées à Google par l’Italie figure notamment celle d’obtenir explicitement le consentement pour l’utilisation des données personnelles des utilisateurs.

L’entreprise devra aussi signaler expressément que leurs données sont utilisées à des fins commerciales et réduire le délai de suppression d’un compte Google à deux mois.

La feuille de route détaillant la marche vers une mise en conformité sous 18 mois devra être présentée en septembre, faute de quoi Google écopera d’une amende pouvant approcher le million d’euros.

En France, l’entreprise avait été condamnée à 150 000 €, à 900 000 € en Espagne et les Pays-Bas réfléchissent eux aussi à une sanction. Une paille au regard des 16 M$ de chiffre d’affaires de Google au deuxième trimestre, mais un symbole tout de même.