IA, 5G, réalité augmentée, Edge Computing, IoT, Blockchain… Autant de technologies nouvelles qui promettent une nouvelle explosion des données et des besoins accrus d’en tirer de la valeur. Une nouvelle vague à laquelle les entreprises sont encore peu préparées…

Dix ans après la démocratisation du Big Data, les promesses restent plus nombreuses que les réalisations. C’est ce que rappelle en introduction la dernière étude Splunk, associée à TRUE Global Intelligence, alors que pointe déjà une nouvelle vague de données portée par la 5G et ses nouvelles applications, par l’IoT et l’Industrial IoT, par le Edge Computing, par la réalité mixte (AR & VR) et par l’intelligence artificielle. Alors que les entreprises sont encore très loin d’avoir su exploiter le potentiel des données qu’elles ont jusqu’ici accumulées, cette nouvelle vague les invite à accélérer dans leur capacité à la fois à absorber la volumétrie et à en tirer de la valeur Business.

Selon l’étude, 81% des responsables d’entreprises & DSI pensent que les données sont très ou extrêmement précieuses et 75% d’entre eux la jugent essentielle à l’innovation. Mais ils sont plus de la moitié (57 %) à craindre que le volume des données n’augmente plus vite que la capacité de leur entreprise à les gérer. Un problème de volumétrie dont ils ont parfaitement conscience : les deux tiers (67 %) des responsables interrogés pensent que le volume des données sera multiplié par près de cinq d’ici 2025.

Par ailleurs, 66 % des décideurs IT et métier indiquent que la moitié ou plus des données de leur entreprise sont des « dark data » (autrement dit des données inexploitées, non qualifiées, inutilisées), un chiffre en augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente.

De quoi s’inquiéter alors que de nouvelles technologies naissantes promettent non seulement de générer plus encore de données (5G, IoT, Blockchain, Edge Computing) mais également d’en nécessiter davantage pour en tirer profit (IA, AR/VR, etc.). D’ailleurs, 47 % des participants de l’étude affirment que leur entreprise ne comprend pas l’envergure des défis que pose cette nouvelle vague de données.

 

D’ailleurs, selon l’étude 86% des entreprises ne sont pas encore suffisamment préparées face à cette nouvelle vague technologique. « La plupart des entreprises n’ont pas encore bâti les systèmes et les structures capables de traiter le volume considérable et le potentiel insoupçonné des données. Même les entreprises natives du numérique ont des difficultés à répondre à des questions simples sur leur activité et à prendre des décisions efficaces » constatent les rapporteurs. Dès lors, « de grands acteurs de la distribution peinent à savoir qui sont leurs clients et ce qu’ils vont vouloir acheter. Les systèmes de santé ne parviennent pas à juguler leurs coûts tout en offrant de meilleurs résultats pour les patients et en préservant la confidentialité et la sécurité. Les industriels n’arrivent pas à optimiser leurs rendements, à accroître leur productivité et à trouver les meilleurs moyens d’améliorer l’efficacité de l’approvisionnement ».

Quels que soient les secteurs, la faculté des entreprises à se différencier et à innover dépend de plus en plus de leur capacité à utiliser les données pour optimiser les performances, améliorer la livraison des services et identifier de nouvelles opportunités commerciales. Deux responsables sur trois en ont conscience : ils sont 67% à penser que les données deviendront plus précieuses encore pour la réussite de leur entreprise. Mais cette perception varie d’un secteur à l’autre : l’industrie des services financiers est aujourd’hui le secteur le mieux placé pour bénéficier de la prochaine vague de données, loin devant l’industrie manufacturière et la vente au détail.

Des six nouvelles technologies porteuses de la nouvelle vague de données, l’IoT est celle qui compte le plus d’utilisateurs actuels même si seulement 28% des entreprises l’ont véritablement implémenté. Pour cinq technologies sur six, les services financiers sont à la première place du développement des cas d’usage. Le secteur de la vente au détail arrive en deuxième position dans la plupart des cas, en dépit d’un retard notoire dans l’adoption de l’IA.

Enfin on retiendra aussi de cette étude que les entreprises françaises se déclarent étrangement mieux préparées que ses voisins européens ou que celles américaines dans les domaines de la 5G et du Edge Computing.