Selon la dernière étude Citrix, le télétravail a globalement démontré plus d’avantages que d’inconvénients. Et les salariés en redemandent au point que les entreprises qui resteront réfractaires à la pratique auront bien du mal à recruter…

Instauré dans l’urgence pour faire face à la pandémie et assurer la continuité d’activité, le télétravail plait indubitablement. Et le retour en arrière, c’est-à-dire le retour à un modèle où le travail est pensé comme « l’endroit où l’on va » et non pas comme « la chose que l’on fait » est définitivement derrière nous. C’est du moins ce qu’il ressort d’une étude commanditée par Citrix et réalisée par OnePoll auprès de 3750 employés de bureau européens, dont 1000 Français : 82% des personnes interrogées sont persuadées que le télétravail sera plus fréquent dans un monde post-pandémie.

Télétravail rime avec bien-être

À l’encontre des discours alarmistes, l’étude montre que la morosité ambiante ne touche finalement que 30% des personnes interrogées d’un point de vue professionnel, soit moins d’un tiers des salariés qui pense que la pandémie a eu un impact négatif sur leur carrière.
Près d’un quart (24%) estiment au contraire que le télétravail a eu des répercussions positives, en termes de gestion du temps, de flexibilité et de performance globale.
Résultat, 39% des salariés apprécient l’impact positif que cette nouvelle organisation du travail a eu sur leur vie personnelle, les gains de temps réalisés sur les déplacements leur permettant de passer plus de temps en famille (19%), de se consacrer à un passe-temps (13%) ou encore de dormir plus longtemps (14%). Et ce, malgré un nombre d’heures travaillées à distance équivalent à celles d’avant la pandémie en présentiel pour 70% des personnes interrogées, voire supérieur pour 43% d’entre elles.
Preuve que les craintes des entreprises associant télétravail et « flemmardise » ou démobilisation n’étaient pas fondées.

Les Français plébiscitent un modèle hybride

Forts de cette expérience majoritairement positive sur leur vie professionnelle et personnelle, la moitié des Français aimeraient pouvoir adopter un modèle hybride, en combinant des jours de travail à distance à des jours de présentiel, contre seulement 13% qui voudraient retourner tous les jours au bureau.
Au passage, l’étude montre aussi que ce changement de paradigme dans le rapport au travail doit être accompagné. Or, moins de la moitié des salariés estime avoir été très soutenus ou assez soutenus par leur entreprise ou leur supérieur hiérarchique.
Mis en place dans l’urgence, le télétravail doit maintenant faire l’objet d’une véritable réflexion et être accompagné par la fonction RH, notamment en termes de règles, mais aussi de formation des encadrants à une nouvelle forme de management, bâtie notamment sur la confiance, la responsabilisation et l’autonomie du salarié.
Autrement dit, l’entreprise doit tirer les leçons de l’expérience pandémie pour adapter sa politique relative au travail à distance en faisant naitre une nouvelle culture favorisant le bien-être psychologique et physique de ses salariés. C’est du moins l’attente de 90% des personnes interrogées.

Flexibilité, un critère pour attirer les talents

Loin d’être secondaire, cette attente concernant la flexibilité et le bien-être au travail est d’autant plus importante que plus de la moitié des personnes interrogées (52%) estime que leur entreprise perdra des talents si elle n’offre pas la possibilité de travailler à distance de manière flexible.
Près de la moitié (42%) déclare même que si elle devait changer d’emploi, elle ne sélectionnerait que les postes offrant des possibilités de travail flexible et à distance, 57% allant même plus loin, attendant du Gouvernement français qu’il impose le droit au télétravail.

« Malgré toutes les difficultés provoquées par la crise actuelle, les employés de bureau français ont adoubé le télétravail tant d’un point de vue personnel que professionnel », résume Mario Derba, Vice-Président pour l’Europe de l’Ouest et du Sud chez Citrix. « S’ils trouvent des aspects positifs même dans ces circonstances difficiles, ce phénomène met en lumière l’opportunité de faire évoluer le travail après la pandémie. Nous pourrons assister à l’éclosion d’une nouvelle génération de travailleurs plus heureux et plus loyaux envers leur entreprise, parce qu’ils auront eu le choix de travailler là où ils se sentaient le mieux. » Et d’ajouter « En 2020, les entreprises devaient assurer leur survie. En 2021, elles doivent se détacher de l’aspect purement opérationnel de leur activité et consacrer du temps et des ressources pour définir quelles sont leurs valeurs dans un monde post-pandémie, avec un effectif hybride qui attend de son employeur soutien et écoute. La culture est un facteur clé de différenciation pour attirer et conserver les talents. Cela doit être une priorité des entreprises si elles veulent être parées pour l’avenir. »