Pour moderniser son image et optimiser la chaîne de réapprovisionnement avec une gestion des stocks au plus juste, le premier réseau de tissus et de merceries en France a opté pour une application distribuée reposant sur le moteur InterSystems IRIS.

Déco, couture, cosmétique, bricolage… Tendance, le DIY (Do It Yourself) signe le grand retour de la machine à coudre et des fournisseurs de tissus en tout genre qui vendent au mètre, au coupon ou même dans des coffrets très à la mode pour fabriquer son masque, son sac à main ou encore un vêtement pour les plus doué(e)s.

Pour coller à cette tendance qui n’a cessé de se renforcer ces dernières années, Mondial Tissus s’est offert un dépoussiérage en règle de son image en digitalisant ses points de vente.
Les carnets papier des vendeurs chargés de couper les rouleaux de tissu à la taille désirée par le client ont été remplacés par des smartphones et des tablettes.

François Blanc
Responsable des systèmes d’information de Mondial Tissus
« Avec la mise en place de la gestion en temps réel de nos stocks grâce au carnet digital, nous limitons les risques de litiges liés aux ventes croisées »

« Une fois le tissu coupé, le vendeur devait remplir une fiche avec la référence, le métrage ou encore le prix qu’il confiait au client pour le passage en caisse. Pour moderniser notre image, mais aussi pour éliminer les risques d’erreurs lors de la ressaisie des informations en caisse, nous avons fait le pari de digitaliser toute cette partie de notre activité », explique François Blanc, responsable des systèmes d’information de la société.

Né au début des années 1980 dans la banlieue lyonnaise, Mondial Tissus compte aujourd’hui 98 magasins physiques répartis sur toute la France, ainsi qu’un site de vente en ligne. Premier réseau de tissus et de merceries en France, la société accueille chaque année plus de huit millions de clients dans ses points de vente.

Son informatique repose sur un système d’information centralisé au siège de la société à Rillieux-La-Pape (69). « Notre système de réapprovisionnement est automatisé à partir des données de stock, des prévisions de vente ou encore des sorties de caisse, ajoute François Blanc. Autrement dit, les erreurs de ressaisie en caisse impactent directement la justesse de nos stocks, donc notre rentabilité, d’où l’avantage d’un processus digitalisé avec un minimum de saisie ».

Pour mener à bien son projet, Mondial Tissus a investi dans 700 smartphones et une centaine de tablettes sous Android pour équiper ses vendeurs. Développée en WinDev Mobile, l’application déployée utilise la base de données distribuée InterSystems IRIS. Née dans les années 70 sous le nom de Caché, cette base embarque son propre serveur HTTPS. Elle peut donc exécuter des services web et héberger des web apps (REST, SOAP, etc.). Elle gère les données structurées et non structurées et accepte de nombreux langages, dont SQL, Java, node.js, .NET, C++, Python, mais aussi son propre langage (Open M) qui, selon le responsable informatique de Mondial Tissus, est d’une rare puissance : « En réalité, InterSystems IRIS est bien plus qu’une base. Elle embarque toute l’intelligence de notre application, conçue à base de services web en REST qui permettent de consulter les stocks au niveau local ou national ».
De fait, la solution n’est pas une nouveauté pour Mondial Tissus : la société utilise déjà cette plateforme pour d’autres applications en interne et capitalise sur Open M pour programmer de nombreux processus. « La puissance du langage est telle qu’InterSystems IRIS nous sert également d’ETL », poursuit François Blanc.

Pour ce nouveau projet, Mondial Tissus s’appuie uniquement sur les capacités internes de distribution de la solution. La société a ainsi déployé une base dans chacun des 98 magasins avec une vue consolidée des données au niveau du siège. Chaque magasin propose entre 10 000 et 15 000 références qui peuvent varier d’un point de vente à l’autre. En cas de rupture de stock sur un magasin, le vendeur a la possibilité de commander le métrage d’un tissu demandé par un client directement sur le stock du site web, qui lui référence environ 40 000 produits. Des services web embarqués sur l’application locale calculent en temps réel le stock disponible.
De la même façon, des services exécutés cette fois-ci en central permettent à la société d’interroger le stock des magasins et du web, l’information étant ensuite utilisée pour gérer le réapprovisionnement au plus juste.

Grâce à cette architecture de bases et de services web distribués, Mondial Tissus dispose d’une infrastructure d’une grande souplesse, tant du point de vue de l’administration que de l’évolution.
Ancien expert en bases de données chez Atos, François Blanc reconnaît qu’il aurait pu concevoir son application avec d’autres bases du marché, voire même capitaliser sur le cloud, mais avec des développements beaucoup plus lourds et gourmands en bande passante. « De plus, InterSystems IRIS est une base de données particulièrement performante. Or, dans notre cas, la gestion du stock en temps réel est une priorité », souligne-t-il.
Un vendeur et un client en ligne pouvant acheter le même tissu au même moment, chaque commande est gérée par une requête qui appelle un service web chargé de calculer l’état du stock en temps réel. « Depuis la mise en place de cette gestion en temps réel, nous avons moins de litiges liés aux ventes croisées. En termes d’image, c’est également important, car nous évitons l’effet déceptif en proposant un produit qui n’est plus disponible », précise-t-il.

Enfin, InterSystems IRIS est également une base qui ne nécessite aucune administration, selon François Blanc, « et quand on n’est que quatre à la DSI pour gérer 98 bases distantes, ça compte vraiment. Nous n’avons aucun informaticien en magasin et nous n’avons même pas de DBA au siège. Avec InterSystems IRIS, ce n’est pas nécessaire. Notre effectif réduit et l’absence de compétences IT en magasin ont aussi guidé ce choix d’architecture, car nous pouvons tout faire à distance, y compris déployer et mettre à jour nos services web ».

Côté ROI, François Blanc avoue ne pas savoir encore si la gestion du réapprovisionnement a évolué de façon significative, « d’autant que c’est une information que l’on ne peut réellement calculer qu’à l’occasion de l’inventaire annuel, opération qui n’a pas encore eu lieu depuis le déploiement du carnet digital. Mais notre image est définitivement plus moderne, et surtout, nos vendeurs sont ravis. Grâce au carnet digital, ils disposent aussi d’informations obtenues automatiquement dès qu’ils sélectionnent un tissu (bio, imperméable, entretien, etc.) qu’ils peuvent partager avec le client, ce qui contribue à plus de transparence avec, forcément, une meilleure expérience clientà la clé ».

L’ENTREPRISE :

ACTIVITÉ : Commerce de détail
EFFECTIF : 950 salariés
CA 2019 : 100+ M€