Le fondateur d’Iliad n’est pas prêt à se lancer dans la 4G tout de suite mais se prépare, laissant ses rivaux défricher le terrain du très haut débit mobile.

« La 4G ? On va essayer de faire une surprise un jour. On va laisser nos petits camarades annoncer les choses qu’ils n’ont pas pour, nous, faire une annonce avec ce que l’on a. La surprise c’est d’avoir quelque chose de nouveau et de révolutionnaire » a commenté Xavier Niel, ce lundi 8 avril, sur la radio Europe 1, sans se départir de son ironie habituelle.

Dans un entretien accordé au magazine 01Net daté du 4 avril, il estimait déjà que la 4G n’existait pas vraiment, tout en déclarant convaincu que le décollage sera rapide.

Pourtant, l’opérateur n’est pas en avance. Fort de seulement quatorze antennes-relais 4G déclarées et actives à l’Agence nationale des fréquences au 1er mars 2013, Free Mobile n’est pas en mesure, aujourd’hui, de se lancer avec une offre commerciale en bonne et due forme.

Certes, ses antennes-relais 3G déjà installées peuvent accueillir des modules radio 4G. Mais, l’opérateur n’a d’autre choix, visiblement, que de laisser ses rivaux défricher le terrain du très haut débit mobile, au risque de se faire distancer en termes de couverture géographique et de disponibilité du réseau 4G.

Free Mobile pourra utiliser d’autres fréquences en 4G

Toujours selon l’ANFR, ses trois rivaux avaient obtenu, au 1er mars 2013, l’accord pour l’installation de 460, 334 et 341 antennes-relais 4G, s’agissant respectivement d’Orange, SFR et Bouygues Telecom.

Lorsque les opérateurs mobiles mettent en œuvre la 4G en modifiant techniquement leurs stations 2G ou 3G existantes et déjà déclarées en service, cette information n’est pas été répétée par l’Agence.

Free Mobile dispose d’une licence 4G associée aux fréquences 2,6 GHz, plus adaptées au déploiement d’un réseau en zone urbaine. Il dispose d’un droit d’itinérance (qu’il n’a pas fait jouer pour l’instant) sur le réseau 4G de SFR pour les fréquences 800 MHz, dans les zones les moins denses du territoire.

L’opérateur peut aussi prétendre à utiliser (moyennant le paiement d’une redevance) en 4G une partie des fréquences 1800 MHz dont Bouygues Télécom va aussi bénéficier pour son prochain réseau très haut débit mobile.

Lire aussi :

– La 4G dans tous ses états (dossier complet de 01Net)