Entretien avec Christophe Samson DG de Peaksys, le bras IT du Groupe Cdiscount

Gouvernance

« L’IA générative va amener une rupture dans le développement »

Par François Jeanne, publié le 02 février 2024

Le bras armé de l’IT chez Cdiscount , Peaksys, ne se contente pas de garantir les performances de la plateforme de e-commerce du groupe. Il commercialise aussi des solutions, pour la logistique ou la sécurité par exemple. Toujours en quête de tâches à automatiser, les équipes intègrent en permanence les toutes dernières technologies pour suivre le rythme des géants mondiaux du e-commerce. L’arrivée de l’IA générative les invite une fois de plus à s’interroger sur l’organisation de la DSI.


Entretien avec Christophe Samson DG de Peaksys (Groupe Cdiscount)


Vous êtes directeur général de Peaksys, le bras armé de l’IT du groupe Cdiscount. Comment s’organise la tech dans le groupe ?

Il faut d’abord rappeler le virage que Cdiscount a entamé en 2019. Notre objectif est de monétiser nos savoir-faire. Nous avons donc créé de nouvelles structures : Octopia, qui fournit l’ensemble des services nécessaires à la constitution d’une marketplace ; C-Logistics, qui capitalise sur notre expérience logistique pour proposer notre expertise à d’autres retailers ; Cdiscount Advertising qui est une régie retail média pour les annonceurs et les vendeurs sur le site cdiscount.com… Et pour nourrir toutes ces structures, nous avons filialisé la tech dans une société qui s’appelle Peaksys. J’en suis le DG en même temps que le DSI des autres filiales. Il y a par ailleurs, au sein de Peaksys, une entité dédiée à la cybersécurité qui s’appelle Baleen.

Combien de personnes cela représente-t-il ?

Peaksys compte 650 passionnés de technologies, dont 350 internes. Nous sommes majoritairement des développeurs, 450 au total, localisés à Bordeaux. Nous avons également quelques collègues au Maroc, soit dans des centres de services, soit dans une de nos filiales locales. En tout, Cdiscount emploie environ 2 000 personnes. Nous en représentons donc un peu moins du tiers. C’est un ratio important, mais il faut comprendre que tout ce que nous vendons à travers nos filiales est déjà opéré pour le compte de Cdiscount, qui reste évidemment notre principal client. Cela demande des efforts de développement importants. Avec l’avantage que, lorsque nous mettons un nouveau produit sur le marché, il est déjà à l’échelle et opérationnel.

Vous vous comptez parmi les développeurs quand vous dites « nous sommes » ?

Disons que je suis un développeur qui ne développe plus. J’ai commencé ma carrière dans le secteur de la défense et j’ai principalement travaillé sur des systèmes critiques, des tours de contrôle, etc. Puis je suis parti chez Pôle emploi où je me suis occupé d’un pôle digital et des applications web, avant de rejoindre Cdiscount en 2019. D’abord comme adjoint au DSI, puis comme DSI, et enfin comme DG de Peaksys.

Vous êtes donc passé du « temps réel » à une informatique du e-commerce où le temps s’apprécie différemment ?

Oui, ici nous sommes dans du temps accéléré. Le e-commerce, c’est un peu la « Rolls » de l’informatique de gestion. L’erreur en production n’y est pas plus admise que sur des systèmes critiques, même si les enjeux sont bien sûr différents. Par exemple, il faut savoir que concernant l’intégration des offres sur la marketplace, c’est-à-dire la mise en ligne d’un produit à vendre, il peut y avoir jusqu’à 9 700 mouvements par seconde. Cela veut dire qu’avec seulement 1 % d’erreurs, à la fin de la journée, vous en cumulez un nombre colossal.

En revanche, par rapport au temps réel, la différence se fait sur la chaîne de développement. L’erreur y est plus acceptable en amont. Dans la mesure où nous déployons toutes les trois minutes en production, il faut, pour tenir ce rythme, pousser les tests très à gauche, pour les positionner au plus près du développement.

« Ici nous sommes dans du temps accéléré. Le e-commerce, c’est un peu la ‘Rolls’ de l’informatique de gestion. »

Nous avons mis en place des KPI inspirés du livre Accelerate de Nicole Forsgren, Jez Humble et Gene Kim, qui a notamment démontré la corrélation entre les performances mesurées de votre chaîne de delivery et les performances économiques de votre entreprise. Il y en a quatre. Deux portent sur la vitesse de déploiement, avec la mesure du temps séparant le début d’un développement de sa mise en production et la quantification des changements que vous menez. Deux autres concernent la stabilité : le MTTR quand il y a une erreur, et le ratio nombre d’erreurs sur nombre de déploiements. En résumé, il faut viser la bonne combinaison entre la rapidité et la stabilité des déploiements en production. C’est un équilibre à trouver.

Notre stratégie est d’accepter un certain taux d’erreur. C’est viable parce que nous avons réduit la taille des livraisons. Quand vous livrez avec une telle fréquence, vous devez le faire par petits bouts. En conséquence, vous faites des petites erreurs, plus faciles à corriger. Voilà pourquoi il faut décaler vos tests à gauche de la chaîne, mais aussi être très fort en observabilité à droite. Il y a un vrai enjeu de détection rapide des problèmes, avant qu’ils ne s’accumulent et deviennent difficiles à résoudre.

Une entreprise qui évolue aussi vite a-t-elle le temps de se transformer ?

C’est vrai que nous sommes en évolution permanente. Mais avec la création des filiales, il y a eu en plus, ces dernières années, une vraie transformation à accompagner. Nous avons ajouté un modèle B to B à notre modèle B to C. Nous avons désormais des clients et des utilisateurs qui ne parlent pas notre langue, ne sont pas sur notre fuseau horaire, et qui ont des niveaux d’exigence différents. Nous avons donc changé notre manière d’opérer le support, mis formellement en place des SLA, des SLO, etc. Tout cela en un an et en respectant les niveaux de service déjà attendus.

Malgré la jeunesse de l’entreprise, pouvez-vous être gênés par de la dette technique ?

Je suis convaincu qu’à partir du moment où vous écrivez une ligne de code, vous écrivez de la dette. Donc oui, nous en avons, comme tout le monde, notamment au niveau de notre noyau SQL conçu il y a une vingtaine d’années. Forcément, il nous empêche parfois de découper finement les clusters, de faire le micro-service bien aligné avec sa propre base de données, etc.

Nous avons là-dessus une méthode assez unique. Nous ne nous sommes pas lancés dans des programmes titanesques de transformation de la dette. Nous nous lançons plutôt des défis. Nous mettons toutes les équipes Peaksys face à un problème qu’elles doivent essayer de résoudre. Nous leur donnons des objectifs sous forme de KPI que nous intégrons dans des tableaux de bord automatisés. Nous partons ensuite sur trois mois de challenge, qui vient en plus du reste de l’activité. À la fin du défi, animé par les responsables techniques de chaque BU, il y a une équipe qui gagne et qui remporte un autocollant doré à coller sur l’ordinateur. Cette mécanique fonctionne très bien et nous a permis de résoudre des problèmes que nous n’avions pas réussi à traiter par le passé.

La part du build reste forcément importante, mais à quelle hauteur exactement ?

La répartition entre le build et le run est très suivie. En fait, chaque équipe en charge d’un produit va gérer les deux. Nous voulons et nous avons des équipes autonomes responsables de leurs assets, obsédées par la mesure et le service rendu aux utilisateurs. C’est notre mantra à tous au quotidien. Et si une équipe, en phase de build, alourdit le run pour la suite, c’est son sujet d’y remédier. Concrètement, notre ratio build sur run est d’environ 70/30. Un de nos axes de travail au quotidien est de diminuer encore et toujours ce run. Nous sommes donc des obsédés de l’automatisation. Dès que quelqu’un fait quelque chose à la main, il nous faut une solution codée.

« Nous ne nous sommes pas lancés dans des programmes titanesques de transformation de la dette. Nous nous lançons plutôt des défis. Nous mettons toutes les équipes Peaksys face à un problème qu’elles doivent essayer de résoudre. »

À part les KPI propres à Peaksys, quels sont les autres grands chiffres que vous suivez ?

Le site Cdiscount accueille environ 17 millions de visiteurs uniques par mois, deux à trois millions par jour. Il enregistre un milliard de recherches par an. En ce qui concerne les enjeux logistiques, il faut savoir que lors de certaines opérations, nous pouvons atteindre jusqu’à 1 200 ventes à la minute, par exemple pendant un Black Friday ou lors du lancement d’une console de jeux.

Je vous disais que, sur Octopia, il peut y avoir jusqu’à 9 700 mouvements par seconde, avec 13 000 vendeurs qui opèrent. C’est une plateforme cloisonnée, partagée par plusieurs clients. Les performances de chacun s’additionnent pour créer de la valeur pour tous, avec un effet d’échelle. Ainsi, plus il y a d’utilisateurs au global, donc les 17 millions de visiteurs uniques par mois, plus il y a d’acheteurs, mais aussi plus il y a d’avis, ce qui augmente les ventes. Plus il y a de vendeurs, donc les 13 000 vendeurs d’aujourd’hui, plus il y a d’offres à proposer aux utilisateurs, etc. Et sur la partie logistique, plus il y a de clients B to B qui utilisent les solutions logistiques, plus cela génère des revenus qui permettent d’aplanir les coûts et d’avoir plus de puissance. En fait, chacune de ces activités alimente l’autre et fait croître la plateforme en conséquence.

Hors pics, avez-vous des ressources non utilisées que vous pourriez mettre à disposition du marché, comme l’un de vos célèbres concurrents américains s’en est fait une spécialité ?

Pas vraiment. Nous avons deux datacenters en propre, un à Bordeaux et un à Paris. Et nous sommes clients d’Azure pour une petite part. Nous n’avons pas réellement ce problème de variation parce que notre site est en fait un site de cache, qui amortit les forts trafics grâce à sa robustesse, ce qui permet de peu solliciter les machines derrière en back-office, y compris lors du Black Friday.

C’est une architecture étonnante alors que tant d ’entreprises se tournent de plus en plus vers les cloud providers ?

Il y a plusieurs bonnes raisons à cela, notamment économiques. La situation est le fruit du travail de mes prédécesseurs, qui ont très tôt pris le virage du cloud, enfin de ses technologies. Ils ont testé Kubernetes et, une fois sa maîtrise acquise, ils ont mis en place une ferme très bien organisée, sur du cloud privé, qui permet d’offrir des environnements à la volée. En gros, nous sommes sur la techno qui est maintenant partout, chez Google, chez Azure, etc. Elle est par ailleurs pour une grande part en open source. Finalement, nous pouvons déployer de la même façon sur nos datacenters et sur Azure. Sauf que bien sûr, la première solution nous permet d’écraser des coûts. Sur du calcul pur, nous sommes sept fois moins chers, et au global, environ trois fois moins chers que les offres des providers cloud.

Mais, alors, à quoi vous sert Azure ?

Nous allons y chercher du service. Et, ponctuellement un débord géographique, par exemple pour un client d’Octopia en Amérique du Sud. Cela permet, en approchant les ressources, d’éviter des problèmes de latence.

Vous êtes très présents à l’international ?

L’entreprise est française, cotée à Paris. L’activité de cdiscount.com est essentiellement en France. En revanche, avec Octopia, nous avons désormais une empreinte européenne pour partie : en Allemagne, en Europe du Nord, en Espagne…

« Le site Cdiscount accueille environ 17 millions de visiteurs uniques par mois, deux à trois millions par jour. Il enregistre un milliard de recherches par an. »

La question de la souveraineté s’invite-t-elle dans vos choix ?

C’est surtout le cas avec notre offre de cybersécurité Baleen. Pour les systèmes que nous gérons dans ce cadre, nous avons développé notre propre WAF [Web Application Firewall, NDLR], Antibot, et notre CDN. Le WAF protège les flux entrants et bloque les robots qui viennent aspirer nos données sur le site, et qui pouvaient consommer jusqu’à 60 % des ressources front de l’infrastructure. Notre CDN sert lui à distribuer plus rapidement des images. Ce sont des outils que nous commercialisons. Par exemple, nous avons comme client la DILA, la Direction de l’information légale et administrative du Premier ministre. Nous protégeons plusieurs sites dans la sphère gouvernementale. Et là, évidemment, il y a des enjeux de souveraineté.

Où en êtes-vous de votre R&D sur l’IA, et notamment l’IA générative ?

Étant donné les montants investis dans le build, nous sommes plus ou moins en train de faire de la R&D tout le temps. Nous avons toujours fait de l’open innovation, sans forcément l’appeler ainsi. Cela fait donc très longtemps que nous travaillons avec des start-up. C’est dans l’ADN de l’entreprise

En ce qui concerne l’IA, elle est largement opérationnelle chez nous. Lorsque vous naviguez sur notre site, vous rencontrez à peu près une cinquantaine d’algorithmes. Ils servent par exemple à la catégorisation des produits, à booster le moteur de recherche ou encore à sponsoriser des produits.

Quant à l’IA générative, cela fait un an que nous travaillons dessus, avec déjà des algorithmes en production, notamment avec un nouveau catégoriseur qui aide à comprendre la nature du produit qu’un vendeur met en vente sur le site, en fonction des informations qu’il nous fournit ou dont nous disposons déjà par ailleurs. Il permet de s’assurer que le produit est bien positionné dans la bonne catégorie. C’est vraiment un enjeu business important. Sur le panel de produits que nous avons commencé à traiter ainsi, nous avons constaté une amélioration de 30 % du taux de conversion.

Les bots conversationnels constituent un autre champ d’application. Nous avons tout de même entre 60 et 80 millions de produits en vente à un instant t. Sachant que notre mission est d’accompagner les clients dans leur acte d’achat, nous avons développé avec iAdvize un chatbot qui répond à leurs questions en avant-vente, sur deux millions de références dans les univers du gros électroménager, de la high tech, du bricolage….

Enfin, chez Peaksys, il y a un test en cours avec Copilot de Github, que nous avons déployé il y a quelques semaines pour assister les développeurs. Il est encore trop tôt pour faire un bilan, mais cela ressemble bien à une révolution. L’informatique est une des rares industries à progresser par ruptures.

« Quand vous regardez en arrière, les architectures basées sur J2E, .Net, etc., se sont imposées pour deux principales raisons : elles nous permettaient d’aller beaucoup plus vite et elles répondaient à de nouveaux usages bien plus distribués… »

D’accord, c’est spectaculaire. Mais, en tant que DSI, ne craignez-vous pas d’avoir des développeurs moins compétents au final ?

C’est une vraie question et c’est pour cela que je parle de rupture. Nous restons très attentifs aux nouveaux usages qu’elle apporte, tant pour nos développeurs que pour nos clients. Il va sans doute y avoir un avant et un après. Ça a été le cas quand J2E a pris le pas sur Cobol. Les cobolistes se posaient les mêmes questions que nous nous posons aujourd’hui avec Github Copilot. Le code sera-t-il performant ? Sera-t-il évolutif ? Le développeur sera-t-il moins compétent car trop assisté ? Serons-nous capables de comprendre facilement les bugs d’un code assisté ? Quand vous regardez en arrière, les architectures basées sur J2E, .Net, etc., se sont imposées pour deux principales raisons. Tout d’abord, elles nous permettaient d’aller beaucoup plus vite et donc d’aller plus rapidement chercher de la valeur. Ensuite, elles répondaient à de nouveaux usages bien plus distribués, au travers des PC reliés à internet puis des smartphones. Or, il est probable que nous ayons devant nous de nouveaux usages auxquels les IA génératives vont nous aider à répondre.
Pour le moment et de ce que j’ai pu constater avec nos experts, Github Copilot apporte de la valeur dans la génération du code que le développeur aurait pu écrire, et donc qu’il comprend. Globalement, il permet d’accélérer sur les parties de code verbeuses, souvent des modules de connexion ou de la documentation, mais où, finalement, il n’y a pas énormément d’intelligence nécessaire. En revanche, pour ce qui est de la complexité du système, du code critique ou encore de l’architecture d’entreprise, cela reste à votre main, c’est à vous de le produire.

Vos équipes étant à Bordeaux, le recrutement estt- il facile sur les pointures dont vous avez besoin ?

C’est une ville agréable, donc non, la localisation ne pose pas de problème, au contraire. Mais c’est vrai que nous sommes sans cesse en train de recruter. Je souhaite aller vers une proportion plus importante de collaborateurs internes à l’avenir. Ce sera sans doute le cas avec la centaine de personnes que nous envisageons d’embaucher l’an prochain.

Ceux qui nous rejoignent viennent aussi pour le terrain de jeu proposé. Franchement, il n’y a pas beaucoup de sociétés où vous pouvez faire du e-commerce à cette échelle. Et nous évoluons au niveau mondial, avec comme concurrents des géants américains ou chinois. La taille et la trajectoire de Cdiscount, c’est assez unique. Il n’y a que trois pays dans le monde où subsiste un acteur national de cette envergure : l’Inde, le Japon et, avec nous, la France. En plus, sur le plan technique, il y a de quoi s’enthousiasmer. La gestion de la charge, par exemple, avec les 9 700 mouvements par seconde, cela peut vraiment intéresser un ingénieur qui se passionne pour les performances, pour l’optimisation de code et des sites.

« Bordeaux est une ville agréable, donc non, la localisation ne pose pas de problème, au contraire. En outre, ceux qui nous rejoignent viennent aussi pour le terrain de jeu proposé. Franchement, il n’y a pas beaucoup de sociétés où vous pouvez faire du e-commerce à cette échelle. »

Y a-t-il des scénarios de rupture dans votre métier du e-commerce, sur lesquels vous essayez d’anticiper ? Par exemple, d’éventuelles restrictions sur les livraisons dans le cadre de décisions liées à la transition écologique ?

Nous sommes dans une dynamique d’amélioration continue, pas dans celle d’un scénario catastrophe. Surtout si, comme celui que vous évoquez, il s’impose à tout l’écosystème : ce serait alors plutôt une question d’adaptation.

En revanche, nous sommes tous des citoyens, et la moyenne d’âge est assez basse chez Peaksys comme dans le groupe. Il y a une sensibilité forte à l’avenir de la planète. Nous travaillons donc beaucoup dans ce sens. Par exemple, entre 2019 et 2022, nous avons diminué de 10 % notre empreinte énergétique malgré le développement de notre société. Concernant l’empreinte réseau, c’est même 50 % de gain, notamment grâce à l’optimisation du code.

Nous avons aussi réfléchi à la question des mobiles d’anciennes générations qui ne parviennent plus à exécuter les pages trop lourdes, ce qui pousse l’obsolescence des téléphones. Nous avons donc produit des versions allégées de nos applications et sites qui sont activées dès que nous détectons un ancien téléphone qui se connecte.

Si vous êtes seuls à le faire, cela n’empêchera pas ces clients qui visitent d’autres sites de devoir acheter de nouveaux téléphones ?

Oui, mais si personne ne fait rien, il ne se passera sûrement rien non plus. C’est toute la morale de la légende du colibri : nous faisons notre part.

Propos recueillis par FRANÇOIS JEANNE / Photos MAŸLIS DEVAUX

Le Parcours de Christophe Samson

Depuis 2021 :
DG de Peaksys (Groupe Cdiscount)

2019–2021 :
DSI adjoint, puis DSI de Cdiscount

2011-2019 :
Successivement responsable des projets internet, puis du département internet pour les demandeurs d’emploi, directeur adjoint internet et enfin directeur adjoint DIIA (applications) chez Pôle emploi

2008-2011 : 
Chef de projet puis directeur de projet chez Akka Technologies 

2005-2008 :
Chef de projet pour l’Armée de l’Air

Formation
Diplôme d’ingénieur du Cnam (2008)


À LIRE AUSSI :


À LIRE AUSSI :

Dans l'actualité