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Data / IA

Près de mille start-up et fournisseurs IA français à portée de clic

Par Patricia Dreidemy, publié le 13 avril 2026

La 6e édition de la cartographie des start-up et fournisseurs IA du Hub France IA, présentée début mars à Bercy, change de dimension. Elle bascule vers un mode « Observatoire » plus analytique du tissu français de l’IA. Et offre toujours aux entreprises les outils nécessaires pour identifier les solutions d’IA adaptées à leur activité.

Cette cartographie repose d’abord sur un travail de sourcing mené avec l’ensemble des partenaires du Hub France IA, des régions aux incubateurs en passant par les écosystèmes locaux de la French Tech. Dans sa démarche, dont l’objectif est de développer la filière, le Hub revendique un choix assumé : celui de privilégier la qualité à l’exhaustivité.
Ainsi, toutes les candidatures ne sont pas retenues. La méthodologie s’appuie sur l’actualisation des acteurs déjà répertoriés et l’analyse de nouvelles candidatures, examinées et retenues ou non par un comité d’experts. Pour être référencé, aucun critère d’âge n’est exigé, mais la structure doit compter au moins deux salariés, avoir son siège en France et avoir développé une technologie d’intelligence artificielle au coeur de sa proposition de valeur.

Mille références ou presque

Au final, 972 start-up et fournisseurs IA actifs figurent dans la cartographie en 2026, dont 375 nouveaux entrants, soit une progression de 60 % environ en un an.
Le tissu reste jeune, massivement orienté B to B, avec un âge médian de sept ans.
Plus de 90 % des structures ont moins de 50 salariés.
L’île-de-France concentre à elle seule 60 % des acteurs.

Côté emploi, 65 % des nouvelles start-up recensées prévoient de recruter cette année, avec deux à cinq embauches en moyenne par structure. À la clé, près de 3 000 postes devraient être créés, dont plus de la moitié en îlede- France.

Sur le plan des choix technologiques, 54 % des 253 entreprises ayant détaillé leur positionnement développent leurs propres modèles ou technologies deeptech propriétaires.

L’utilité opérationnelle de l’Observatoire pour les entreprises est réel, car il leur propose de nombreux filtres de recherche : par secteur, par fonction métier (juridique, opérations, RH, marketing, ventes, supply chain…), par type de solution (agent conversationnel, IAG, traitement d’images…), par type de technologie, par localisation ou encore sous l’angle des performances environnementales.

Parmi les solutions IA dédiées à cette transition écologique, que le Hub suit avec attention depuis la création de la cartographie, plus d’une centaine d’acteurs sont désormais identifiés. Les outils liés au monitoring environnemental dominent dans cette catégorie, suivis de ceux dédiés aux secteurs de l’énergie et des transports (fret et mobilité). Plus de 60 % de ces acteurs travaillent désormais avec les collectivités.

Pépites en puissance ?

Cette année, le Hub France IA a souhaité mettre en lumière des start-up particulièrement innovantes. Concernant la gestion des risques liés à l’IA, a société niçoise UncovAI, a créé une solution de détection des contenus générés par IA, qui repose sur des modèles légers, capables d’analyser textes, audio, images et vidéos. UncovAI cible trois risques majeurs : la pollution informationnelle (10 % des données générées le sont aujourd’hui par l’IA), la mésinformation et la désinformation. Son CEO et fondateur Florian Barbaro le souligne, les deepfakes audio, via WhatsApp notamment, sont d’ores et déjà responsables de fraudes financières massives dans les entreprises (voir article page 12).

Manta Tech offre pour sa part une alternative à un monde de l’IA dominé par des data centers voraces en énergie et en capitaux. La jeune pousse antiboise a développé une plateforme logicielle qui joue le rôle d’orchestrateur d’IA décentralisée. Elle donne aux entreprises la possibilité de déployer l’IA directement sur leurs flottes d’équipements connectés (robots, capteurs, véhicules…). D’après son CEO Hugo Miralles, cela permet d’éviter la centralisation des données, ce qui réduit les coûts énergétiques et renforce la sécurité. La solution est déjà testée avec des acteurs de la santé, de la banque ou encore de l’industrie dans une version bêta, conçue durant l’incubation de Manta Tech à l’Inria Startup Studio.

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