Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site
BUSINESS

Antonio Neri nommé président de HPE

vendredi, 23 juin 2017 17:53

Un an après les départs de Martin Fink, directeur de HP Labs, de Bill Hilf, responsable du cloud et de Manish Goel, responsable du stockage, c’est cette fois au plus haut niveau de l’entité née de la scission du groupe historique que les mouvements sont annoncés. La présidence, laissée vacante par Meg Whitman, a été confiée à Antonio Neri.

La direction de l’activité Enterprise qu’il assurait précédemment va passer sous le contrôle de Chris Hsu, nommé vice-président exécutif, general manager de HPE Software et chief operating officer de HPE. Cette déconcentration des pouvoirs pourrait s’expliquer par les immenses défis auxquels va faire face l’équipe dirigeante. Elle a en effet pour mission de redresser et de rationaliser l’entreprise avec la croissance et la rentabilité dans le viseur.

Le groupe a publié pour son exercice fiscal 2017 un chiffre d’affaires net de 9,3 Md$ et une marge opérationnelle de 34 %. Sur le seul dernier trimestre, le chiffre d’affaires atteint 10,9 Md$, en hausse de 3 %. Le bénéfice net s’élève à 3,2 Md$, en progression de 15 %.

Ces bons chiffres sont fortement tirés vers le haut par les activités cloud dont la mise en avant a constitué un important virage stratégique pour Oracle. Sur un an, elles affichent une croissance impressionnante de 58 % et ont généré 4,6 Md$ de CA pour 1,4 Md$ de bénéfice. Le SaaS (Software as a Service) progresse ainsi de 67 % pour 964 M$ de CA, tandis que l’IaaS (Infrastructure as a Software) a fait un bond de 40 % pour atteindre 397 M$.

Apple, Samsung, Google, Microsoft et IBM, voici le classement des plus gros vendeurs IT du monde établi par le cabinet spécialisé Gartner. Dans le détail, la marque à la pomme a généré en 2016 un CA de 218,1 Md$, contre 235 Md$ l’année précédente. Loin derrière, Samsung Vendor Group, seul groupe non américain de ce top 5, accroche 139,1 Md$ de CA contre 142 Md$ en 2015. Google, Microsoft et IBM atteignent, eux, des chiffres d’affaires respectifs de 90,1 Md$, 85,7 Md$ et 77,8 Md$. À noter que la firme de Mountain View est la seule à ne pas être en recul sur un an.

Si ce classement ne contient pas de surprise, les choses pourraient bouger dans les années à venir. Selon Gartner, les habitudes des consommateurs sont vouées à évoluer, plaçant le cloud au centre des initiatives. Les appareils (smartphones et ordinateurs) sont, eux, relégués à un rôle de vecteur. Par ailleurs, ce top 5 très axé B2C pourrait être secoué par l’arrivée d’un acteur majeur en B2B où des espaces existent. Une place que pourrait prendre AWS avec ses services cloud aux entreprises.

Dassault Systèmes s'empare d'Outscale

mercredi, 21 juin 2017 22:57

Dassault Systèmes vient de prendre le contrôle de 85 % du capital d’Outscale, spécialiste français du cloud public. Le montant de la transaction n’a pas été révélé. Toutefois, Dassault Systèmes n’a pas caché l’ambition de cette opération. Après plusieurs échecs et projets avortés ayant retardé son arrivée sur le secteur, le groupe entend renforcer sa stratégie d’innovation technologique et de développement commercial à l’international.

Cela devrait être possible, selon la direction de Dassault Systèmes, grâce à l’approche unique du cloud souverain basé sur la protection des données. L’ambition d’Outscale a aussi su séduire : ce dernier vient d’annoncer un prix par gigaoctet divisé par 8 et le lancement d’une offre d’instances MapR à la demande. Les relations entre les deux protagonistes ne sont en même temps pas nouvelles : le géant français avait injecté 16 M€ lors de la création d’Outscale en 2011.

La finalisation du rachat de Yahoo par Verizon vient d’être officialisée. L’opérateur américain a déboursé 4,8 Md$, auxquels ont été soustraits plus de 300 M$, somme directement liée aux conséquences des deux piratages et détournements massifs de données subis par Yahoo. Cette acquisition concerne seulement les activités Internet du groupe. Elles seront fusionnées avec AOL pour former Oath. Le reste (les parts du géant chinois Alibaba, de Yahoo Japan et certains brevets) a été réuni au sein de la société d’investissement Altaba.

La fin de ce rachat signifie aussi la fin de la mission de Marissa Mayer. Débauchée de Google pour redresser le portail Internet, elle le quitte sans y être parvenue. Pour les employés du groupe, l’avenir est, lui, plus incertain. Il est probable qu’au moins 15 % d’entre eux voient leurs postes menacés, en doublon avec une partie des équipes de Verizon.

À la tête de la société depuis 16 ans, Jeff Immelt va finalement passer la main. Ce départ inattendu signe l'aboutissement d'un plan de succession initié en 2013, selon le conglomérat américain. Des objectifs financiers non atteints ne seraient toutefois pas étrangers à cette décision. C'est son collaborateur John Flannery, dirigeant de la division GE Healthcare, qui va lui succéder à compter du 1er août.

Jeff Immelt a clairement marqué l'histoire de la société, notamment par une réorientation de ses activités sur l'industrie. Le rachat du pôle énergie d'Alstom (pour 12 Md€) puis, plus récemment, le rapprochement avec Baker Hughes, acteur majeur du secteur pétrolier, demeurent aussi des événements majeurs de son mandat. Les compétences de John Flannery ont permis, quant à elles, de redresser la division Healthcare de la compagnie avec une croissance organique de 5 % en 2016.

Les technologies de Toshiba autour des mémoires NAND, de même que ses usines de production, attisent la convoitise de nombreux constructeurs. Dans ce contexte, Foxconn a entrepris d'initier un consortium pour acquérir la division de semi-conducteurs du japonais (évaluée à 18 Md$). Tandis qu'Apple a déjà rallié cette initiative, Dell Technologies, Kingston Technology et Amazon s'apprêtent à agrandir les rangs. Google, Microsoft et Cisco Systems pourraient aussi s'ajouter à la liste. Foxconn et sa filiale Sharp représenteraient déjà une participation cumulée de 40 %.

De son côté, Western Digital, épaulé par le fonds semi-public INCJ et KKR, envisage aussi de faire une offre pour la filiale tant convoitée. Le fabricant américain a par ailleurs signé un partenariat avec Toshiba autour des composants NAND flash. Ce ne sera donc pas une mince affaire pour Foxconn et ses partenaires de remporter la partie.

Les premiers résultats de l’exercice fiscal 2018 du constructeur texan affichent une perte de 1,38 Md$ pour le 1er trimestre de l'exercice 2018. Si les facturations ont affiché une croissance de 46 % sur la période (pour s'établir à 17,8 Md$), la hausse des prix des composants (RAM et SSD notamment) semble avoir pesé lourd dans les comptes du fabricant, qui commence l'année dans le rouge.

L'équipe dirigeante demeure toutefois confiante. Comme l'a souligné le cabinet IDC dans son dernier rapport, Dell EMC est le seul fournisseur de serveurs du top 5 à afficher une croissance au 1er trimestre 2017. Les activités serveurs et stockage ont généré des revenus conséquents via l'intégration des solutions EMC : 6,9 Md$, soit plus du double de l'année passée. L'activité PC a, elle, progressé de 6 % pour atteindre un peu plus de 9 Md$.

L'acquisition vient d'être confirmée. La start-up d'origine israélienne est bel et bien passée sous l'égide de la firme de Redmond. Celle-ci s'intéresse au savoir-faire de la jeune pousse en matière de sécurité. Hexadite a en effet développée la plateforme Airs, une solution capable d'analyser et de traiter automatiquement toutes les alertes remontées par les systèmes de protection. À base d'intelligence artificielle et de machine learning, la technologie peut également proposer les actions à mettre en place pour contrer ces menaces.

Windows Defender Advanced Threat Protection (la solution conçue par Microsoft pour aider les entreprises à détecter puis contrer les cyberattaques) devrait bientôt intégrer la technologie d'Hexadite pour doper ses capacités et permettre une meilleure réactivité en cas d'attaque.

La nouvelle offre du géant mondial des réseaux permet aux souscripteurs d’utiliser une grande partie de ses solutions logicielles avec un seul contrat de licence. Pensé pour les entreprises, le bien nommé Cisco Enterprise Agreement permet un dépassement de 20 % des restrictions classiques accompagnant les contrats. D'autre part, l'offre n’est liée à aucun appareil spécifique. Ainsi, les parcs de machines utilisant ce contrat global peuvent être renouvelés sans souci.

Le lancement de ce produit s’inscrit dans la stratégie de recentrage du groupe vers son activité logicielle. En effet, le software représente désormais la majeure partie des dépenses IT au niveau mondial. Un marché dont Cisco a bien l'intention de profiter.

Page 1 sur 123