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BUSINESS

IDC vient de donner ses prévisions des dépenses IT et télécoms pour la fin de l’année. Si la croissance est encore là, elle est plus faible et l’avenir reste sombre.

Finie l’euphorie des dépenses IT et télécoms ? Le cabinet IDC souffle en tout cas la fin d’une période faste. En effet dans son Worldwide Black Book, IDC livre une analyse trimestrielle sur le marché mondial des technologies de l’information et des communications dans 89 pays. Cette étude délivre plusieurs enseignements.

En premier lieu, les dépenses mondiales en hardware, software, services et équipements de télécommunications vont être en croissance de 3,7% à 4 000 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. Une bonne nouvelle ? Non, car selon IDC la croissance ralentit par rapport à 2017 qui affichait une progression de 4,2%. Pire, le cabinet prévoit une croissance de 3% en 2019, soit moins que la croissance du PIB mondial. Pour expliquer ce ralentissement, IDC met en avant plusieurs causes : tarifs, hausse des taux d’intérêt, déclin de la croissance en Chine et la fin du cycle des dépenses d’investissement.

Autre enseignement, IDC estime que les dépenses annuelles dans l’IT et les télécoms devront atteindre 4500 milliards de dollars d’ici 2022, poussées par les logiciels et les services liés à la transformation numérique et la « 3ème plateforme ». Ce concept créé par IDC englobe le mobile, les réseaux sociaux, le cloud et le big data. Les investissements dans le hardware sont majoritairement portés par les fournisseurs de cloud à travers leur datacenter hyperscale. A l’inverse, les marchés des PC, tablettes, du stockage externe et même de l’outsourcing traditionnel vont connaître un ralentissement de la croissance jusqu’en 2022.

Le modèle « as a service », une antidote aux variations économiques ?

Ce coup d’arrêt de la croissance globale intervient après un rebond significatif des dépenses IT et télécoms en 2017. Un regain d’optimisme dans l’économie mondiale et un renouvellement du parc des PC sont les raisons de cette embellie. Les dépenses IT ont augmenté de 11% en 2017 et va connaître une croissance annuelle de l’ordre de 8 à 12% au cours des 5 prochaines années.

Pour les smartphones, le marché a connu des résultats meilleurs que prévus en termes de valeur. Les hausses des prix ont compensé la baisse des livraisons dans la plupart des pays. Le secteur des tablettes est moins actif, mais IDC anticipe un retour à une croissance modeste au cours de prochaines années, avec des terminaux haut de gamme.

« Le marché des infrastructures est de plus en plus stable, porté désormais par les fournisseurs de service et la demande en service cloud. Il ne montre aucun signe de ralentissement, même en cas d’affaiblissement de l’économie », explique Stephen Minton, vice-président de Customer Insights & Analysis chez IDC. C’est finalement un autre enseignement de l’étude du cabinet, en basculant vers un modèle « as a service », les sociétés sont moins sensibles aux variations économiques. Néanmoins, IDC souligne que « les risques économiques sont maintenant plus élevés qu’il y a 3 mois ».

RGPD : Haro sur les GAFAM !

mercredi, 30 mai 2018 12:54

A peine le règlement européen entré en vigueur, que les premières plaintes ont été déposées. L’association promue par Max Schrems et la Quadrature du Net estent devant les CNIL européennes contre le consentement forcé des GAFAM.

Les spécialistes de la sécurité pensaient que les premières plaintes concerneraient des incidents de sécurité. Les juristes tablaient sur des défauts de conformité ou de mise en oeuvre. Les deux ont finalement tort, les premières plaintes concernant l’application du règlement général sur la protection des données (RGPD) ont été déposées par des citoyens européens à travers des associations de défense de la vie privée.

Première à dégainer, l’association NOYB (None of your Business) créée par Max Schrems a porté plainte dès le 25 mai contre 4 sociétés. Le fondateur n’est pas un inconnu, il a été à l’origine de la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne annulant le Safe Harbor, l’accord sur le transfert des données entre l’Europe et les Etats-Unis. Là, il attaque à la fois Google auprès de la CNIL, Instagram en Belgique, WhatsApp en Allemagne et Facebook en Autriche. Cet éclatement des plaintes doit éprouver la coopération transfrontalière des autorités européennes de protection des données personnelles. Le principal grief des plaintes est le recours par les acteurs IT à la politique du « tout ou rien » en matière de consentement. Concrètement, Google, Facebook, WhatsApp et Instagram impose aux abonnés l’acceptation de l’ensemble des conditions de leurs politiques de confidentialité sinon ils ne peuvent plus utiliser le service ou le terminal (dans le cadre d’Android).

Des actions collectives de 12 000 plaignants contre les GAFAM

L’association NOYB a été suivie par la Quadrature du Net. L’ONG française a annoncé le dépôt de 5 actions collectives, représentant 12 000 personnes, auprès de la CNIL. Les acteurs visés sont « Facebook, Google (Gmail, Youtube et Search), Apple (iOS et son méga-cookie), Amazon et LinkedIn (propriété de Microsoft) ». Comme dans le cas de l’ONG de Max Schrems, le principal reproche réside dans l’absence de « consentement explicite » des abonnés, qui s’exprime « par une déclaration ou par un acte positif ». Actuellement, ce consentement est forcé, car l’usage des services est conditionné à cette acceptation. Dans le cadre de Facebook, par exemple, la Quadrature du Net constate que « les traitements d’analyse comportementale et de ciblage populaire ne sont pas nécessaires à l’exécution du contrat ».  

L’association française sait que la procédure va être longue et avoue avoir attaqué seulement 7 services sur 12 initialement ciblés. Dans ces différentes actions, les défenseurs de la vie privée réclament la suppression de ce consentement forcé, mais aussi et surtout des amendes contre les GAFAM. Pour mémoire, le RGPD prévoit des sanctions financières pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires. On se doute que les principaux concernés fournissent leurs armes pour répondre à ces différentes plaintes. Une chose est sûre les citoyens européens disposent de nouveaux droits et certains sont bien décidés à les faire respecter.

Le RGPD peut-il devenir universel ?

mercredi, 23 mai 2018 10:45

Avec la décision de Microsoft d’appliquer le RGPD à l’ensemble de ses clients, le règlement européen tend à devenir une référence internationale sur la protection des données. Une réponse à Facebook qui a écarté du RGPD le mois dernier 1,5 milliard d’abonnés.

A quelques jours de l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD), une entreprise IT a décidé d’appliquer ce texte à l’ensemble de ses clients : Microsoft. Julie Brill, vice-présidente de Mircrosoft corporate, explique, « en tant que règlement de l'UE, RGPD crée de nouveaux droits importants pour les individus dans l'Union européenne, mais nous estimons que les principes du RGPD sont pertinents au niveau mondial ».

La conséquence de cette globalisation est la modification pour tous les clients Microsoft de la politique de confidentialité. Dans un communiqué, la firme de Redmond, précise, « si Microsoft a obtenu votre consentement pour utiliser vos données personnelles, vous pouvez retirer ce consentement à tout moment » et d’ajouter « vous pouvez demander l'accès, l'effacement et la mise à jour de vos données personnelles, et si vous souhaitez transférer vos données ailleurs, vous pouvez utiliser les outils fournis par Microsoft ».

Le RGPD diffuse au-delà des frontières

Cette décision peut-elle en engendrer d’autres ? Probablement. Microsoft a gagné la bataille de la communication et pourrait lui rapporter du business. Une leçon donnée à Facebook qui le mois dernier a joué un double jeu en laissant espérer une application du RGPD à l’ensemble de ses clients après l’affaire Cambridge Analytica. Le réseau social avait expliqué vouloir « aller au-delà de ses obligations pour construire de nouvelles expériences de confidentialité améliorées pour tout le monde entier sur Facebook ». Mais finalement, la firme de Menlo Park a décidé d’exfiltrer près de 1,5 milliard d’abonnés du RGPD en les rattachant au siège social de Facebook aux Etats-Unis, plus souples sur la protection des données personnelles.

De son côté Google a évoqué l’année dernière sur deux blogs sur l’impact du RGPD et les changements au sein de sa politique de confidentialité. Au départ, ces messages étaient publiés uniquement sur les sites européens de Google. Le site GovTech.com a demandé à la firme américaine si ces modifications s’appliquaient aux utilisateurs non européens. Un porte-parole de Google l’a confirmé, « les produits conformes avec le RGPD, ainsi que la nouvelle politique de confidentialité sont disponibles pour les utilisateurs du monde entier ».

Le RGPD devient donc une référence en dehors des frontières de l’Union européenne. Aux Etats-Unis, des parlementaires s’interrogent sur la création d’une loi similaire. Une régulation sur la protection des données personnelles serait un big bang outre-Atlantique où le marché dicte les règles. Mais les dérives sont de plus en plus dénoncées. Récemment Amazon a été critiqué pour avoir vendu son système de reconnaissance faciale à la police américaine. Le fantôme de Big Brother est toujours très présent.

Alors que l’échéance approche, une nouvelle étude vient confirmer que si une majorité d’entreprises dans le monde estiment qu’elles sauront se conformer au RGPD, elles sont plus nombreuses encore à douter qu’elles le respecteront à la date butoir du 25 mai.

Le compte-à-rebours final du RGPD est lancé. La date fatidique du 25 mai pour la mise en conformité des organisations au Règlement européen pour la protection des données personnelles approche à grands pas. Mais les entreprises seront-elles prêtes ?

Une nouvelle étude de la CSA (Cloud Security Alliance) signée Netskope vient éclairer la réalité d’un phénomène mondial : la majorité des entreprises ne seront pas en conformité avec le RGPD/GDPR le 25 mai !

  • 83 % des entreprises doutent d'être en mesure de respecter la date-butoir ;
  • 83 % ne s'estiment pas bien préparées au RGPD.

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Pour rattraper son retard sur les développements de l’Intelligence Artificielle, la Chine s’est lancée à corps perdu dans les puces pour l’IA. Pour les usages, tout reste à faire, mais côté infrastructure, l’empire du milieu fait son trou…

En décembre 2017, le ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'information a lancé un plan d'action triennal pour développer l'IA. Le gouvernement chinois s'est fixé comme objectif de produire en masse des puces de traitement de réseaux neuronaux d'ici 2020.

Avec le pragmatisme industriel qui la caractérise, la Chine fait le constat de l’opposition entre son modèle industriel et l’évolution du marché vers le logiciel, et applique ses recettes à l’IA. D’un côté, elle pousse sur les technologies de semi-conducteurs pour proposer des puces dédiées, de l’autre elle s’offre les moyens de rattraper son retard sur l’industrie des composants et processeurs, qui a entrainé un déficit de 128,8 milliards de dollars entre janvier et septembre 2017, consacré aux seuls circuits imprimés.

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Derrière l’unité de façade autour de l'expression « le RGPD est plus une opportunité qu’une menace », se cache en réalité une véritable inquiétude : les sociétés gestionnaires de la donnée personnelle seront-elles pas prêtes à la date d’échéance, ainsi que le marketing, et les données RH trop souvent oubliées.

Le titre du premier chapitre du « 2017 Veritas GDPR Report » est plein d’enseignements, au point qu’il pourrait se suffire à lui-même : « Chapitre 1 : Les peurs de dommages sur la marque, de perte d'emploi, de moyens de subsistance de l'entreprise à mesure que les entreprises tentent de se mettre en conformité avec la GDPR »...

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Une nouvelle étude réalisée par Infosys affirme que l'IA se généralise dans les entreprises et génère des bénéfices tangibles. Le stade de l’expérimentation serait dépassé, et les entreprises qui ont déployé l’IA seraient entrées en phase de bénéfices devenus mesurables.

Sur 1000 décideurs interrogés, dirigeants et DSI, dans 7 pays :

  • 86 % ont procédé à des déploiements de l’IA à un stade intermédiaire ou avancé ;
  • 80 % ont adopté l’IA pour renforcer des solutions existantes, ou pour créer de nouvelles solutions afin d’optimiser l’information et l’expérience client ;
  • 53 % ont constaté des changements dans leur secteur, liés à l’usage de l’IA.

Sur les 86 % d’entreprises qui ont commencé à déployer l’IA, celles qui ont déployé ces solutions en amont de l’étude, et qui donc sont réellement dans la démarche d’adoption, sont 80 % à affirmer pouvoir mesurer des bénéfices liés à l’usage de ces technologies.

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Les DSI évoluent, mais ne meurent pas

jeudi, 08 février 2018 09:29

La fin des DSI ? C’est une vision au pire prématurée, à laquelle nos témoins n’adhèrent évidemment pas. Si l’époque des MOA et MOE semble révolue (qu’il nous soit permis d’en douter…), le rôle du DSI n’a pas fini de changer, ni ses responsabilités, mais son existence n'est pas remise en cause.

Ainsi, Christophe Lepage évoque la double mission d’intégration et d’agilité de la DSI, la responsabilité de celle-ci sur les projets qui l’amène à se rapprocher des développeurs, mais également des métiers « avec lesquels elle doit travailler massivement main dans la main ».

Le point de vue d’Emmanuel Gaudin est proche – il constate cependant que « Un DSI groupe n’est pas plus noble mais il doit se placer au plus près de la stratégie de l’entreprise » - mais le profil de sa DSI d’un groupe de médias où l’informatique « n’est pas considérée comme le coeur du réacteur », et en l’absence d’une direction R&D et d’une direction marketing transverses, entraine une vision quelque peu différente. « Il y a beaucoup d’attentes, il faut livrer et être responsable de la totalité du système d’information. Le DSI est un intégrateur, c’est lui qui joue un rôle transverse, tout en étant le garant de la sécurité de la donnée ».

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« En 2018, les départements financiers et comptables qui comprendront qu’une difficulté signifie avant tout une opportunité, obtiendront un avantage considérable sur les autres », extrait de l'étude BlackLine source des chiffres cités ci-dessous.

Le rôle des services comptables et financiers a considérablement évolué. La gestion financière traditionnelle, avec ses fonctions essentiellement transactionnelles, cède sa place à l’analyse stratégique et à la prise de décision, portés par l’automatisation des processus financiers et par l’intelligence artificielle.

Les comptables et directeurs financiers s’orientent aujourd’hui vers un nouveau modèle de système d’exploitation des données financières nommé Continouous Accounting, qui intègre des tâches d’automatisation et de contrôle au sein des activités quotidiennes, atténuant ainsi les pics d’activité en fin de période et générant des rapports ainsi que des analyses en temps réel, tout en développant une prise de conscience quant à la situation de l’entreprise.

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Les études se succèdent pour alerter les entreprises du retard pris pour se mettre en conformité avec le règlement général de protections des données (RGPD). Mais un rapport calcule le temps demandé et finalement perdu pour le traitement des requêtes RGPD.

La date d’entrée en application du règlement européen approche, le 25 mai 2018, et le moins que l’on puisse dire c’est que les entreprises européennes ne sont pas prêtes. Mais savent-elles les conséquences de cette impréparation ?

172 heures par mois pour répondre aux requêtes RGPD

Senzing, spécialiste de la résolution d’entités, a mené une étude auprès de 1000 dirigeants de sociétés en France, au Royaume-Uni, Allemagne, Espagne et Italie. Selon cette analyse, une entreprise va recevoir en moyenne 89 requêtes par mois liées au RGPD (droit à l’oubli, demande de modification, accès aux données personnelles, etc.), lesquelles vont nécessiter des recherches dans 23 bases de données. Chacune de ces recherches dure 5 minutes et la totalité du temps dépensé à cette tâche s’établit mensuellement (car la réponse doit être donnée dans les 30 jours suivant la requête) à plus de 10 300 minutes soit 172 heures. Le rapport constate que cela équivaut à un peu plus de 8 heures de travail journalier, suffisant pour recruter une personne à temps plein et dédié uniquement à cette tâche.

L’évaluation donnée par l’étude varie selon la tailles des entreprises. Pour les organisations de plus de 250 salariés, ils doivent s’attendre à recevoir pas moins de 246 requêtes mensuelles liées au RGPD avec des recherches sur 43 bases de données différentes et un temps de traitement sur chaque demande estimé à 7 minutes. Au final, ces entreprises vont devoir monopoliser 75 500 minutes, soit 1259 heures par mois. En terme d’effectifs, elles devraient recruter 7 personnes à plein temps, plus un mi-temps pour effectuer les recherches.

Stockage et bases de données : les responsables français sont les plus inquiets

Par ailleurs, l’étude a demandé aux sondés leur confiance dans la capacité à savoir où sont stockées les données clients et connaître le nombre de bases de données les intégrant. Dans les deux cas, les dirigeants français se démarquent en avouant pour 27% ne pas savoir où leurs données clients sont stockées et 30% s’interrogent sur l’inventaire des bases de données comprenant des données personnelles. Les autres pays semblent plus confiants à connaître l’ensemble de ces périmètres.

Si 60% des entreprises européennes ne sont pas aujourd’hui prêtes pour le RGPD, les moyens pour le devenir relèvent parfois du domaine de l’irréel. En effet, les sondés sont 38% à espérer (prier ?) que leur système IT soit déjà compatible RGPD. Un optimisme que l’on retrouve surtout chez les très petites entreprises (50%). A 39%, l’option choisie est la révision des systèmes IT pour simplifier la collecte de données. Les grands comptes adhèrent à cette méthode à 64%. En troisième position, le recrutement d’un analyste des données pour la collecte des informations est privilégié.  

Au final, la morale de l’étude est qu’en refusant ou en retardant la mise en conformité de ses systèmes IT par rapport au RGPD, les entreprises vont voir la facture augmentée fortement pas seulement en termes de coûts, mais aussi en temps et en personnels mobilisés.

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